Discours sociopolitique d’une romancière Caran d’Ache

Si Médée s’était appelée Michel, je ne pense pas que vous m’auriez demandé si j’avais un penchant masculiniste. Et pourtant, je suis dotée de deux testicules internes (qui chez les mâles se nomment les ovaires externes). La suite !

Elisabeth Louise Vigée Lebrun de Beauvoir, dite Simone

Vigée Le Brun est une voie parisienne, 15ème arrondissement, fief d’une bourgeoisie semi-bohème pratiquant l’amour du migrant à mi-temps. Mais c’est aussi une Elisabeth Louise, Vigée dame Le Brun, peintre de son état, peintresse si vous clitorisez. Allons enfants des nuits debout, le jour de Beauvoir est arrivé. La suite !

Le prince au bois dormant, miraculé du coma la droite

Je suis sorti du coma jeudi.
Un peu plus de trente ans dans les brumes, parce que nulle princesse n’est venue m’embrasser. D’après l’infirmière, je me suis évanoui le 10 mai 1981. Elle, elle venait de naître, et François Mitterrand venait d’être élu.
Vous vous rendez compte ? Les socialistes ? La suite !

De la double nationalité facebookienne d’Artémisia Gentileschi

      Je l’ai rencontrée à Naples, vers 1629. Elle venait d’arriver dans Parthénope, sur la requête de son vice-roi, le Duc d’Alcaline. Moi, j’arrivais de Facebook, dont, suite à une plainte fallacieuse déposée par mon ami n° 3234, je venais d’être expulsée.                           Bannie de la … La suite !

Pouchkine, Dumas, et moi, et moi et moi

J’exhume ici un entretien, questionnaire typiquement adressé aux hybrides de couleur qui font chier le monde avec leur multicolorisme. Quand même, s’inquiète le pur-sang noir ou blanc, ils font chier le monde à n’être « ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre »(Verlaine, oui, je suis la femme de son rêve pénétrant). Pouchkine et Dumas, je crois, … La suite !

L’agave m’aime grave, mais tonton Tati ?

    Au restaurant, je  commande un café gourmand,  petit fondant  chocolaté, mini-crème brûlée,  micro-gaufre coiffée de chantilly sucrée.  Mais voilà que Tonton Tati menace  : arrête avec le sucre, sinon tu vas mourir.   Mourir ? je m’étonne. Et de quoi, mon Tonton ? Sardonique, Tonton me sourit suisse-allemand : Du cancer, il me dit. Tu vas mourir du cancer, ma … La suite !

Comment je me suis pété l’anévrisme

Je discutais le bout de gras devant la porte d’Alice, ma voisine de palier : Alors, ton mari, toujours alcoolique ? Sais pas, quatre ans que je l’ai pas vu. Au temps pour moi. Moi, c’est mon chat qui fait des siennes. Il ne veut plus entendre parler de la pâtée de chez ED l’épicier. Essaye  les croquettes de chez Lidl. Mon … La suite !