L’agave m’aime grave, mais tonton Tati ?

    Au restaurant, je  commande un cafĂ© gourmand,  petit fondant  chocolatĂ©, mini-crĂšme brĂ»lĂ©e,  micro-gaufre coiffĂ©e de chantilly sucrĂ©e.  Mais voilĂ  que Tonton Tati menace  : arrĂȘte avec le sucre, sinon tu vas mourir.   Mourir ? je m’Ă©tonne. Et de quoi, mon Tonton ? Sardonique, Tonton me sourit suisse-allemand : Du cancer, il me dit. Tu vas mourir du cancer, ma 
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Comment je me suis pĂ©tĂ© l’anĂ©vrisme

Je discutais le bout de gras devant la porte d’Alice, ma voisine de palier : Alors, ton mari, toujours alcoolique ? Sais pas, quatre ans que je l’ai pas vu. Au temps pour moi. Moi, c’est mon chat qui fait des siennes. Il ne veut plus entendre parler de la pĂątĂ©e de chez ED l’épicier. Essaye  les croquettes de chez Lidl. Mon 
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Comment détruire sa vie en 8 secondes

Comment détruire sa vie en moins de huit secondes ?

D’abord, la rĂ©ussir. Naitre garçon dans le sud d’un hexagone avant le choc pĂ©trolier. Gagner deux yeux bleus Ă  la loterie des gĂšnes. Trouver des amis Ă©ternels au LycĂ©e. Se pĂąmer pour les musiques californiennes. Fonder un groupe new-wave avant 18 ans. L’appeler Psychoz Ă  la maniĂšre de Hitchcock. Le rebaptiser Noir DĂ©sir La suite !

Non assistance à personne décedée

Il y a quelques jours, j’ai reçu un courrier de la Caisse de prĂ©voyance de l’Etat genevois. On me sommait de prouver que j’Ă©tais toujours de ce monde. Comment me prĂ©senterais-je Ă  ces guichets, moi qui suis mort un 7 juillet du siĂšcle dernier?   J’avais un petit problĂšme d’alcoolisme, une dĂ©pendance lĂ©gĂšre aux antidĂ©presseurs, et une tumeur pas si maligne dans 
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Kim Novak est dans le pré

Prochainement je te prĂ©senterai mes enfants. Ils sont trĂšs affectueux, surtout le dernier, qui est trisomique. S’il te plaĂźt, Alexis, choisis-moi pour l’Ă©mission L’amour est dans le prĂ©. Je te dirai de jolies choses Ă  la tĂ©lĂ©. Et je t’en ferai de bien drĂŽles sous les draps. La suite !

L’autrui, l’auteur, l’indien et le cacao

Je m’appelle Pirate, Patrick Pirate, sachez-le, l’Ɠuvre est un savoir, je voudrais le faire savoir, le savoir est la propriĂ©tĂ© de tous, Ă©ducation nationale et handicapĂ©s compris. Gardez-vous donc des auteurs, des privilĂ©giĂ©s pleins aux as et qui passent Ă  la tĂ©lĂ©. L’autre jour, j’ai pĂ©nĂ©trĂ© l’appartement d’un auteur, c’est mon droit car je suis contre la propriĂ©tĂ© privĂ©e, lucrative, 
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Chers parents, pour raisons de santé y aura pas de remplaçant

Elle s’appelait GaĂ«lle et je l’ai accompagnĂ©e Ă  la piscine, une fois. J’aimais bien ses grands cheveux noirs, sa silhouette de jeune fille et sa voix qui portait plus loin que celle d’un ogre. Mais voilĂ , petit Ă  petit, elle n’est plus venue. Absences intermittentes, au dĂ©part.  Et elle n’est plus venue du tout. Alors on a su qu’elle avait 
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Alpha, vu par Cases d’Histoire

Barroux et Bessora ont rĂ©ussi Ă  faire de cette histoire singuliĂšre un archĂ©type de toutes les histoires de pauvretĂ© et d’espoir, quels que soient les continents ou la couleur de peau des protagonistes. Cet album fait penser aux rĂ©cits laissĂ©s par les Ă©migrĂ©s europĂ©ens Ă  leur arrivĂ©e Ă  Ellis Island. Le parcours est le mĂȘme, les Ă©motions aussi. L’histoire recommence, dans un autre sens
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Photographe-Femme-EuropĂ©enne cherche Écrivain-Femme-Africaine

Une bouteille jetĂ©e Ă  la mer Ă©lectronique m’arrive par mail. Message transfĂ©rĂ© : quelqu’un cherche quelqu’un qui connaĂźtrait quelqu’un. Ce dernier quelqu’un serait-il moi ? Et sinon, est-ce que moi je connaĂźtrais quelqu’un ? « Bonjour D…, Ce petit mail pour te demander si tu ne connaĂźtrais pas un Ă©crivain femme africaine qui pourrait tenir une rencontre informelle Ă  la CCAS 
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Pierre C., le boucher de Saint-Germain-en-Laye

On ne l’a plus revue depuis le 6 avril dernier, c’est Ă  dire depuis ce matin. Sa derniĂšre fille, YaĂ«l B., a retrouvĂ© une image d’elle collĂ©e sur le frigo, accompagnĂ©e de cette inscription : « Pierre C. m’Ă  tuer » AprĂšs analyse, il s’agit bien de l’Ă©criture de Bessora. Une autre expertise confirme que ces lettres ont Ă©tĂ© formĂ©es avec la 
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