To be or not to be un auteur

Masterclass tout dernièrement, intitulée « Qu’est-ce qu’un auteur », à Mantes-La-Jolie avec des élèves de première… obligés de lire « Les Orphelins ». Ci-dessous un extrait de nos discussions — Madame, madame, j’ai une question.— Ah bon ?— Ben oui ! Est-ce que vous étiez bonne à l’école ?— Euh… oui. Globalement, oui. Sauf en maths. En cinquième, il y avait un professeur de … La suite !

Un avocat pour chaque enfant placé !

L’AssemblĂ©e nationale vient de voter une loi qui garantit un avocat Ă  chaque enfant placĂ©. Cette avancĂ©e rĂ©sonne particulièrement pour moi lorsque je pense Ă  Joranne et Ă  son fils. J’ai rencontrĂ© Joranne sur les rĂ©seaux sociaux.Elle est alors… sapeur-pompier de Paris et tĂ©moigne d’un parcours hors du commun. Enfant placĂ©e, elle a souffert des dysfonctionnements de l’Aide Sociale Ă  … La suite !

Samba et le chĂ´mage des auteurs : un droit rĂ©volutionnaire… pour quelques-uns

(première publication en 2024, Ă©dito du bulletin du SNAC n°157)   C’est l’histoire d’un auteur qui se fait avoir deux fois, avant de comprendre oĂą est son intĂ©rĂŞt    La première fois, c’est au cours du printemps 2020, quand il entend parler, sur les rĂ©seaux sociaux, d’une intersyndicale qui exige l’application [1] : Auteurs ! Signez la pĂ©tition pour des Ă©lections professionnelles … La suite !

Discours de remise du Prix Suisse de Littérature -2024

Figurez-vous que j’arrive presque directement de Chiasso, tout près de CĂ´me. Il y avait lĂ  un festival du livre, auquel j’ai Ă©tĂ© invitĂ©e grâce aux Prix suisse, – merci les prix suisses – et grâce Ă  Prisca Agustoni, elle-mĂŞme prix suisse, millĂ©sime 2023. J’ai rencontrĂ© Prisca au BrĂ©sil oĂą elle vit Ă   mi-temps et oĂą j’ai eu la chance d’être traduite. Ce n’était pas … La suite !

Ça vous dirait qu’on fasse un livre ? 9/10

Dans le dernier Ă©pisode, un tsunami Ă©ditorial semblait remettre en cause le projet “Quand je serai grande (Titre dĂ©finitif mais tout de mĂŞme provisoire)” TombĂ©e de son petit nuage, Joranne s’est fait très mal Ă  l’atterrissage. Bessora beaucoup moins : les Ă©crivains sont des cascadeurs (sauf ceux qui se suicident). NĂ©anmoins, Bessora n’a-t-elle une obligation morale Ă  l’égard de Joranne … La suite !

Ça vous dirait qu’on fasse un livre ? 8/10

Dans le dernier épisode, l’éditrice Margaux La Voix Grave embarquait Sous X (titre provisoire), et promettait une réponse à la fin de l’été Paradoxalement, le doute s’installe chez Joranne qui ne doute habituellement de rien. Bessora n’est sûre de rien non plus mais : – On y croit, Joranne, on y croit, on y croit ! Passe l’été. Entretemps Bessora … La suite !

Ça vous dirait qu’on fasse un livre ? 7/10

Dans le dernier épisode, alors que le projet « Sous X (Titre provisoire) » s’embourbait, une vieille connaissance de Bessora la contactait. – Coucou Bessora ! C’est Margaux ! Comment tu vas ? – Pas mal du tout, Margaux ! Ca me fait plaisir de t’entendre ! – Ecoute, je viens de prendre un poste de directrice littéraire, chez Fayard. … La suite !

Ça vous dirait qu’on fasse un livre ? 6/10

Dans l’épisode précédent, Joranne et Bessora commençaient leurs entretiens, pour « Sous X (titre provisoire)», leur improbable projet de livre… Une quinzaine d’entretiens plus tard, et après l’épluchage du dossier social de Joranne, elles ont bien avancé, même à pas de fourmi ! Entretiens retranscrits, adaptation littéraire réalisée : nos héroïnes ont un récit qui se lira comme un roman. … La suite !

Ça vous dirait qu’on fasse un livre ? 5/10

– Voilà, la police est venue me chercher quand j’avais 6 ans.
Bessora écoute, pose des questions, prend des notes, ajuste le plan de travail, fourmille d’idées :
– Et si ce récit s’appelait « Sous X » ?
– Oh moi, vous savez, je n’ai aucune inquiĂ©tude.
– C’est un bon titre, parce que vous avez accouché sous X à 16 ans. Mais ne nous emballons pas, La suite !

Ça vous dirait qu’on fasse un livre ? 4/10

Editeurice chéri(e),
Blablabla, Joranne est donc pompier de métier. Pourtant, elle était mal partie, blablabla. Bref, blablabla, un très beau témoignage de société, n’est-ce pas ! Voyons-nous, éditeurice chéri(e), pour en parler ?
Un gros poisson, avec qui Bessora a l’habitude de travailler, passe Ă  cĂ´tĂ© de l’appât sans lui prĂŞter la moindre attention. Un deuxième, collaborateur ponctuel, le renifle et rĂ©pond : les influenceurs, ça ne marche plus trop, tu sais… La suite !

Ça vous dirait qu’on fasse un livre ? 1/10

Joranne est Ă©ducatrice spĂ©cialisĂ©e. Quand je dĂ©couvre son histoire, il y a bientĂ´t 3 ans, elle est pompier de Paris, dĂ©corĂ©e parce que, avec les collègues, elle a Ă©teint l’incendie de Notre-Dame ! Mais avant les pompiers, elle est enfant placĂ©e, et Ă  16 ans elle devient mère, après un dĂ©ni de grossesse… de 8 mois. Alors je pense Ă  … La suite !

Joranne

A 25 ans, Joranne est pompier. Ce n’Ă©tait pas son premier rĂŞve. Au dĂ©part, elle voulait devenir Ă©ducatrice. Rapport Ă  ce que racontent les tatouages dont elle a recouvert son corps : l’incarcĂ©ration de ses parents quand elle est gamine, les ratĂ©s de l’aide sociale Ă  l’enfance, son internement en HP son accouchement sous X, et bien d’autres choses qu’elle … La suite !

Alison et les worldwide women writers

Voici un très beau livre d’Alison Rice publiĂ© par Oxford University Press. J’en suis, avec Maryse CondĂ©, Julia Kristeva, Anna MoĂŻ, Pia Petersen, Shumona Sinha, et beaucoup d’autres. FiertĂ©. Ce livre est le rĂ©sultat de 20 ans, sinon plus, de travail, d’entretiens, de rĂ©flexion, de questions. Il a aussi le très grand intĂ©rĂŞt de questionner la notion « francophone », dont Alison, … La suite !

Les orphelins. Un titre tout simple pour une histoire peu banale

Les cheveux en bataille et les pieds dans nos vieilles godasses, on est assis avec Arno devant le bureau de Mme Pfefferli. Trois paquets d’os en face d’un squelette… Ce n’est pas pour rien qu’on la surnomme la Pie ! Elle est vêtue de son uniforme noir et blanc.Derrière elle, une dame en blouse blanche remue les doigts dans ses … La suite !

I love Egon

La première fois, c’Ă©tait dans un voilier, en mer Adriatique. Le bateau sentait l’huile, le crayon et le carton. L’eau avait une drĂ´le de texture, de chair, de cheveu. Egon n’avait plus que 11 ans Ă  vivre. Moi, je serais encore lĂ  le siècle d’après.     Il venait d’avoir 17 ans. Je l’avais rencontrĂ© Ă  un mariage, oĂą je … La suite !