Crève Bien Que Je T’Assassine Un Peu Plus

Un jeune traverse la route, hors les clous. C’est un spécimen de sexe féminin, dix-huit à vingt ans, casque sur les oreilles, le cheveu mal peigné, du dreadlock, dirions-nous.

Oui, c’est à peu près ça, mais en fille, voyez ?

L’individu chemine toujours, hors les clous, lentement, et, par sa faute, une Citroën, habitacle réduit mais pare-brise panoramique, manque de percuter  un platane en esquivant la femelle qui n’en finit pas traverser.
Le conducteur de la Citroën, monsieur Propre Sur Lui, a la tignasse bien lavée, l’eau de Cologne bien mise, la déclaration de revenus certifiée par un expert-comptable agréé, mais il a aussi l’humeur mauvaise.
On le serait à moins.

Oui, il rouspète, qui ne verrait pas rouge à sa place

La sale gosse… Bientôt, il baisse la fenêtre pour proférer des jurons. Mais, sa vitre à moitié desceendue,  il se ravise, la gamine est déjà si loin, et, quand même, il est trop bien éduqué pour se rabaisser à rudoyer une petite mal élevée.
Tout seul dans sa C3,  il ronchonne.
Ces mômes des banlieues.
Sale engeance.
Lui au moins, il a su comment  élever ses gosses. Les gamins, il sait comment on doit faire. Parce qu’on ne fait pas des enfants juste pour le plaisir, ou pour les allocations familiales. Les enfants qu’on a fait comme ça,  un jour ils traversent hors les clous. Ses enfants à lui, eux, ils ne font pas ça. Ils sont à l’université,  ils ne sniffent pas de la coke, du moins pas à sa connaissance.
Et tandis que monsieur Propre Sur Lui rêve le monde à son image, dans l’habitacle très réduit de sa Citroën à pare-brise panoramique, un joggeur, la trentaine, débouche du platane que monsieur Propre a failli emboutir.

Le Joggeur.

Ce joggeur, brrrrr, a été témoin de la scène hors les clous. Excité comme trois puces, il court derrière la sauvage à dreadlocks. Elle est seule, pas un chat autour d’elle. Mais la femelle n’entend pas l’homme qui arrive sur elle.
La faute au casque.
Quand écoute le casque toute la sainte journée, on devient sourd, un hélicoptère vous tomberait sur la tête que vous ne l’entendriez pas arriver. D’ailleurs, c’est déjà arrivé, ça, qu’un hélicoptère tombe sur la tête d’un crétin juste parce qu’il avait le groove à donf dans le casque.
Beaucoup de bruit dans les oreilles de la gamine, et toujours pas un chat autour d’elle, hormis ce joggeur qui arrive à sa hauteur de sauvageonne. Et voilà,  il la bouscule, il la renverse sur le bas côté de la route, il roule avec elle jusqu’à un terrain vague, il lui baisse le pantalon.
Ses vidanges faites, il la découpe en six morceaux.  Au septième, passe une voiture de police.

Violences sur Violeur

Le soir même, le joggeur fait les grands titres du journal de vingt heures : il est devenu un violeur, récidiviste en plus, et la jeune femelle est devenu Laetitia, une gentille fille au destin brisé. Elle n’avait rien demandé,  on lui a tout pris.

Tout seul devant sa télévision, la bouche pleine d’un cassoulet réchauffé au micro-ondes, monsieur Propre Sur Lui regarde le journal, atterré.
De nouveau, il ronchonne.
Ce violeur, un récidiviste !, il aurait dû rester en prison jusqu’au bout du bout de sa misérable existence.
Qu’est-ce que c’est que ces remises de peine qu’on donne à tout le monde pour de rien ?  Ces tout le monde-là, on devrait leur supprimer les allocations familiales,  et les foutre en prison pour de bon.
Là-dessus, il se met à pleurer sur la pauvre Laetitia, mais oui, un peu plus tôt, c’était une jeune sauvageonne, et tout à coup, c’est Laetitia ; on pourrait croire qu’il la connait, personnellement. Cette gentille fille, qu’un barbare a violée et découpée, oh… comme ce soir il l’adore, lui qui la  haïssait ce matin. Parce que maintenant qu’elle est morte, et qu’elle a plus qu’à fermer sa gueule,  lui, il peut parler à sa place. Vous pensez bien qu’elle est d’accord.

Les assassinés, c’est comme les chiens. On peut bien leur faire dire ce qu’on veut, jamais ils ne viendront vous contredire. Ils sont toujours d’accord, les zigouillés, pour que les Propres Sur Eux violent leur parole déjà trucidée.

Pour marque-pages : Permaliens.

24 réponses à Crève Bien Que Je T’Assassine Un Peu Plus

  1. Le vrai et seul Bruno dit :

    Quand on touche à nos enfants, il n’y a qu’une seule solution : la prison.
    Au lieu de donner bêtement de l’argent aux assistés, nous ferions mieux de construire des prisons aux portes fermées. Vive la tolérance zéro !
    JNVSP.

  2. Le vrai et seul Bruno dit :

    Quand on touche à nos enfants, il n’y a qu’une seule solution : la prison.
    Au lieu de donner bêtement de l’argent aux assistés, nous ferions mieux de construire des prisons aux portes fermées. Vive la tolérance zéro !
    JNVSP.

  3. Marine dit :

    Je dirais même plus, mon cher Bruno : LA PEINE DE MORT !
    A MORRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRT LES SALAUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUDS DE SSSSSSSSSSSSSALOPERIE DE SSSSSSSSSSSSSSSSALOPARDS DE FUMIERS DE BORDEL DE PETITS CONS PD !!!!!!!
    …(ah, ça fait du bien)…

  4. Marine dit :

    Je dirais même plus, mon cher Bruno : LA PEINE DE MORT !
    A MORRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRT LES SALAUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUDS DE SSSSSSSSSSSSSALOPERIE DE SSSSSSSSSSSSSSSSALOPARDS DE FUMIERS DE BORDEL DE PETITS CONS PD !!!!!!!
    …(ah, ça fait du bien)…

  5. Soeur Sourire dit :

    On peut les frapper un peu avant de les mettre à mort ? On les attacherait pour qu’ils ne puissent pas se défendre et puis surtout on leur banderait les yeux pour qu’ils ne puissent pas nous reconnaître plus tard si jamais ils s’échappaient ou revenaient d’entre les limbes… et puis, pan pan, on s’amuseraient comme des folles ! (oh, pardon, je me suis un peu oubliée, c’est que c’est une rêverie si attrayante !)

  6. Soeur Sourire dit :

    On peut les frapper un peu avant de les mettre à mort ? On les attacherait pour qu’ils ne puissent pas se défendre et puis surtout on leur banderait les yeux pour qu’ils ne puissent pas nous reconnaître plus tard si jamais ils s’échappaient ou revenaient d’entre les limbes… et puis, pan pan, on s’amuseraient comme des folles ! (oh, pardon, je me suis un peu oubliée, c’est que c’est une rêverie si attrayante !)

  7. Garcimore dit :

    décontrasté les filles, décontrasté…

  8. Garcimore dit :

    décontrasté les filles, décontrasté…

  9. Doberman dit :

    Si ma fille à moi avait des dreadlocks, je lui raserais le crâne, hop, ni une ni deux, comme ça, lui demanderais pas son avis, non mais, d’ailleurs la mienne ne s’habille qu’avec le blazer de l’école ou alors en tailleur et elle ne sort que pour aller à l’école et à l’église. Elle écoute Claude François, François Valéry, Enrico Matthias, Julio Iglesias, Lory, elle est bien, ma fifille ! Elle s’appelle Marie-Thérèse et elle a les dents bien blanches et l’haleine fraîche, elle a un joli p’tit con aussi que je suce tous les soirs, vous voulez goûter, ma chère Soeur Sourire ?

  10. Doberman dit :

    Si ma fille à moi avait des dreadlocks, je lui raserais le crâne, hop, ni une ni deux, comme ça, lui demanderais pas son avis, non mais, d’ailleurs la mienne ne s’habille qu’avec le blazer de l’école ou alors en tailleur et elle ne sort que pour aller à l’école et à l’église. Elle écoute Claude François, François Valéry, Enrico Matthias, Julio Iglesias, Lory, elle est bien, ma fifille ! Elle s’appelle Marie-Thérèse et elle a les dents bien blanches et l’haleine fraîche, elle a un joli p’tit con aussi que je suce tous les soirs, vous voulez goûter, ma chère Soeur Sourire ?

  11. Félix le chat dit :

    C’est comme les chiens, oui, ça c’est vrai !
    Miaou les copains !

  12. Félix le chat dit :

    C’est comme les chiens, oui, ça c’est vrai !
    Miaou les copains !

  13. un salarié anonyme dit :

    Je l’ai reconnu, le violeur !
    C’est mon patron !!!

  14. un salarié anonyme dit :

    Je l’ai reconnu, le violeur !
    C’est mon patron !!!

  15. Georges Bataille dit :

    La violence et la sexualité sont-elles indissociables ?

  16. Georges Bataille dit :

    La violence et la sexualité sont-elles indissociables ?

  17. Dutroux dit :

    Dis donc Georgy, coupeur de cheveux en quatre, il n’y a que pour les pervers comme toi qu’elles sont indissociables, c’est vrai quoi, et la tendresse ? On commence par parler, se repaître de la seule présence de l’autre, puis on effleure, on caresse, on fait des p’tits bisous et après zzzzzzzzzouuuuuuuu on est emportés par le plaisir de l’amour !!!! J’suis comme ça moi, un vrai poëte ! Pas un poëte de la branlette comme toi, vieux satyr !

  18. Dutroux dit :

    Dis donc Georgy, coupeur de cheveux en quatre, il n’y a que pour les pervers comme toi qu’elles sont indissociables, c’est vrai quoi, et la tendresse ? On commence par parler, se repaître de la seule présence de l’autre, puis on effleure, on caresse, on fait des p’tits bisous et après zzzzzzzzzouuuuuuuu on est emportés par le plaisir de l’amour !!!! J’suis comme ça moi, un vrai poëte ! Pas un poëte de la branlette comme toi, vieux satyr !

  19. Amélie Nothomb dit :

    Arrêtez maintenant, ça suffit ! Si vous continuez vos insanités, j’arrête d’écrire ! Na !

  20. Amélie Nothomb dit :

    Arrêtez maintenant, ça suffit ! Si vous continuez vos insanités, j’arrête d’écrire ! Na !

  21. Albin Michel dit :

    Non pas ça Amélie !!! J’augmente tes droits !!! J’te présente Soeur Sourire, vous pourrez prier ensemble !!!

  22. Albin Michel dit :

    Non pas ça Amélie !!! J’augmente tes droits !!! J’te présente Soeur Sourire, vous pourrez prier ensemble !!!

  23. La fille aux dreads et au casque dit :

    Bin heureusement que j’suis morte, parce que pour entendre toutes ces conneries… Et puis le viol, faut pas en faire tout un fromage, faut pas oublier qu’on aime ça nous les filles, j’ai eu une belle mort en somme : mon fantasme s’est réalisé et je suis morte jeune ! Vous pensez peut-être que je vous envie d’être en vie ? Peuh ! dans quelques décennies, vous s’rez grabataire et vous ferez sur vous au fond du lit ! (vous avez remarqué mes jolies rimes en « i », c’est qu’il me reste un beau QI, à défaut d’un beau cul désormais tout moisi dans la tombe hi hi hi !)

  24. La fille aux dreads et au casque dit :

    Bin heureusement que j’suis morte, parce que pour entendre toutes ces conneries… Et puis le viol, faut pas en faire tout un fromage, faut pas oublier qu’on aime ça nous les filles, j’ai eu une belle mort en somme : mon fantasme s’est réalisé et je suis morte jeune ! Vous pensez peut-être que je vous envie d’être en vie ? Peuh ! dans quelques décennies, vous s’rez grabataire et vous ferez sur vous au fond du lit ! (vous avez remarqué mes jolies rimes en « i », c’est qu’il me reste un beau QI, à défaut d’un beau cul désormais tout moisi dans la tombe hi hi hi !)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *