Dans deux mois, Zoonomia

-Bessora-Zoonomia-

« Le tout, c’était de ne pas en être, de n’être pas de ceux qu’on catalogue et qu’on décortique. Dans les zoos humains, tu te voulais du bon côté de la cage. »
Dans deux mois, vous pourrez lire ces mots, une profession de foi, celle de Johann, un gamin de quinze ans débarqué à Paris en 1846. Il nous arrive de la Réunion.

 

Son but ? Devenir un explorateur, à l’égal de Burton ou de Livingstone. Son problème  ? Il est illégitime : primo, son père ne l’a pas reconnu, secundo, sa mère est une mûlatresse. Comment alors devenir le premier homme blanc à rencontrer le gorille ?
Johann, ce serait comme un gosse de banlieue, de la Sarthe, d’Alger ou des Antilles, qui voudrait emménager à Saint-Germain-des-Prés, et puis intégrer le comité de lecture d’une prestigieuse maison d’édition.  On le sait, la chose est très courante en 2018 comme en 1846. Mais chut… je vous en dirai plus ces prochaines semaines : bientôt le pitch, ce rite de présentation auquel m’initia Isabelle Blanchard. Le pitch, cette  arme de destruction massive… demandez à une autrice de pitcher, et l’auteur se change en flaque d’eau. Mais je me soumettrai à l’épreuve.

Cet avant-pitch  juste pour dire comme je porte ce petit bonhomme dans mon coeur. Il me vient d’un autre petit bonhomme,  Paul Belloni du Chaillu. Né à Saint-Denis la réunionnaise,  il a dû  se faire passer pour un huguenot de Louisiane afin d’entrer dans le monde clos des aventuriers. Et devenir l’inspirateur de Tarzan. Par lui, Edgar Rice Burroughs nous a donné le pote de Cheeta.

Mais aussi, Zoonomia sera le premier tome d’une saga en quatre pavés, un projet fou dans lequel ne pouvait s’embarquer que Le Serpent à Plumes, mon éditeur aventureux.  Le premier tome pèse ses 651.000 signes, ça vous fera 421 pages de lecture. A moi aussi :  je relis maintenant les  épreuves, étape ultime  avant l’impression.   Et déjà se retravaille le pavé numéro 2 : il est écrit, se réécrit. Encore un peu maigrichon à mon goût, mais en mère juive je l’engraisse :  10.000 signes par jour dans le gosier, il sera  prêt à être goûté pour  Noël.

 

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