Nicolas, vu par François Prunier

François Prunier m’est cher, comme personne et comme écrivain. Cette gueule d’ange un peu boutonneux dévoile un masochisme très mature dans son dernier livre Ma Laisse, une laisse numérique pour le moment mais très prochainement de papier. Il m’impressionne. Sans compter que de Nicolas, il ne pense que du bien (je veux dire du livre…). Lire ci-dessous. Sa chute m’est particulièrement savoureuse, mais entre la crémation et la dévoration par les vers mon coeur balance.

« Ce roman est écrit à la première personne du présent, dans un style simple et facile à lire.

Nicolas s’adresse à sa jeune sœur Salomé. Français de souche, il part faire le Djihad. C’est un garçon intelligent et sensible, mais perdu, terrifié par l’idée de la mort, qui cherche dans l’islamisme radical un courant fort auquel se raccrocher. Comme pour survivre. Et tout le paradoxe est là, puisque, selon toute vraisemblance, ses nouveaux amis exigeront qu’il meure pour donner sa vie à la cause.

Bessora n’analyse pas, elle donne à comprendre à travers la voix de son personnage, et, ce faisant, elle traduit très bien sa personnalité, réalisant ainsi un livre touchant et fort.

Autre prouesse : une documentation si bien assimilée qu’elle passe naturellement, de sorte que l’on a vraiment l’impression que l’auteur nous fait part de son expérience personnelle. C’est saisissant.

Ce texte est un petit bijou, qui, hélas, est d’actualité. On a hâte qu’il devienne un témoignage historique. Il en a le potentiel, même si nous serons morts et enterrés lorsque cela arrivera. »

François Prunier


Nicolas-1ère
 
Le Testament de Nicolas

La Margouline – Globe Auteurs, 2016
Chez votre libraire, ou ici

,

One Response to Nicolas, vu par François Prunier

  1. François Prunier 10 octobre 2016 at 9 h 33 min #

    Ton petit côté Jeanne Duval est révélateur de nos vies antérieures et nous laisse l’espoir de vies futures, alors la terre ou les cendres, c’est juste une question subsidiaire…

    Non, sérieusement, j’ai vraiment vraiment vraiment adoré ce roman et même si Bessora n’était pas mon amie, je le clamerais haut et fort !

Laisser un commentaire