Nous partîmes 20, mais par un prompt renfort…

Je les croyais 20, seulement, triés sur le volet.

Ce blog en effet fut d’abord un secret.

Les 20 premiers lecteurs furent longtemps seuls à connaître ce repaire confidentiel. Mais voilà, on n’est jamais mieux trahi que par ses proches. Souvenons-nous du parricide perpétré par Brutus. Ainsi, l’un des 20, en qui j’avais mis toute ma confiance, m’a dénoncée à Mickey Mouse.

L’illustre souris a brandi un poing hors de mon écran,  et pointé une arme sur mes lunettes. Je portais mon col roulé orange préféré ce jour là.

Or les exigences de Mickey  étaient doubles.

Premièrement,  je devais renoncer à soutenir les spermatozoïdes anonymes…

Mais je ne résiste pas aux cagoules…

Deuxièmement, je devais revoir mon jugement sur les agences culturelles gabonaises…

Mais dois-je être tenue pour responsable  du syndrome de la poche percée  ?

Je ne crois pas, non…

Mais face à l’arme chargée de Mickey,  j’ai longuement réfléchi. D’autant qu’eux, les 20 premiers, ils ne m’ont pas épargnée.

Ainsi, un dénommé Martin a menacé de divulguer mon adresse à Nicolas Sarkozy, avec qui, paraît-il, il déjeunerait régulièrement dans un restaurant tenu par des Roms et autres  Sénégalais.

De même,  un mien beau-frère a ridiculisé mon énigmatique article croate, en affirmant qu’Elvis Presley valait mieux que Joni Aliday.

Enfin, une certaine Donatienne Alphonse Françoise m’a reproché de ne pas être une comédienne professionnelle. Mon amateurisme transpirerait des  premières secondes de mes enregistrements sonores.

Mais enfin tout de même… ne suis-je pas  un immense écrivain ?

Mon père n’a pas eu besoin de me lire pour le clamer.

C’est la raison pour laquelle,  malgré les sommations assassines,  j’élargis dès aujourd’hui la publicité de ce blog à Google. Je le jette en pâture, oui, aux gueules hurlantes du vrai web.

Et j’attends, de pied ferme, les louanges,  les crachats, les silences.
Et Mickey.

8 Responses to Nous partîmes 20, mais par un prompt renfort…

  1. Sister 13 septembre 2010 at 12 h 35 min #

    Hé! Hé!

  2. francis poirier 13 septembre 2010 at 16 h 33 min #

    J’adore le texte, j’adore les dessins !
    Encore ! Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii…

  3. Alban-Désiré 13 septembre 2010 at 19 h 29 min #

    « Joni Aliday »……looool! De mes « Bessoriennes » lectures, il ressort que l’écrivain écrit avec l’âme d’une petite-fille qui est sévère avec la vie et dont le rapport au monde est complètement décalé….mais j’aime beacoup ce style!
    « Mon père n’a pas eu besoin de me lire pour le clamer! »….d’accord avec ça, car l’écriture vous classe d’emblée dans le cercle d’élites et penseurs sérieux….un père n’a donc pas besoin de lire sa fille pour se mousser un peu!….mais, question: qu’a-t-il dit une fois qu’il vous a lue?

  4. DAF 15 septembre 2010 at 11 h 03 min #

    Il est temps. Après un dernier salut de connivence, elle s’avance dans l’arène. Elle a amalgamé ses paires de lunettes, croyant ainsi protéger sa tête qu’elle sait fragile. Ses cheveux déployés fascinent l’ennemi de trompeuses anglaises tout en aiguisant leurs pointes. Elle n’a qu’une plume et le rongeur à longue queue a son arme chargée, elle le sait. Mais elle entend une vague clameur, mollement alanguis dans les gradins, ils l’encouragent, les happy pfiou, le tout-bess…

    • Pour moi quoi, Bessora 15 septembre 2010 at 11 h 50 min #

      Et c’est ainsi qu’on les retrouva, ivres de bière, des saucisses plein la bouche, à la fête à neuneu.

  5. Fred 28 octobre 2010 at 13 h 50 min #

    Un régal ces textes ! On en redemande.

    A bientôt sur la toile, ou ailleurs…
    Fred.

  6. bogeMayobby 25 octobre 2014 at 5 h 40 min #

    Thaisang

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